Kooza, le Cirque du Soleil, en Belgique

Le Cirque du Soleil, mercredi 31 juillet, à Knokke-Heist, Belgique. Le chapiteau est bondé. Il est 20 heures, le show débute.

Est-ce un rêve ?
Un petit garçon joue avec son cerf volant, quand arrive Kooza, un magicien. Kooza transporte le môme dans un monde féerique, et ubuesque. Un roi et ses deux bouffons, tous aussi déjantés les uns que les autres, déambulent dans un univers magique.
Puis, le rêve se transforme en cauchemar, le paradisiaque monde de Kooza est envahi par une horde de créatures sorties du royaume des ombres, ou de l’esprit de Tim Burton. De noir vêtu, et trimbalant d’énormes fourches. Cependant, le doux rêveur poursuit son songe. Rien ne peut l’arrêter.
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Le Cirque du Soleil, c’est plus qu’un simple cirque. Poétique, chaque spectacle évolue autour d’une histoire sur laquelle se gréve des numéros tous plus impressionnants les uns que les autres. Un double degré de lecture s’offre alors au rejeton et à ses parents. On y croise des contorsionnistes qui se tordent dans tous les sens: « Sont-ils humains ?, ces hommes et ces femmes chewing-gum », se demande-t-on à chaque étirement. C’est renversant, certes, mais sans cesse repousser les limites du corps humain me mets toujours mal à l’aise.
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Sans oublier celui qui joue à Jenga avec des chaises. 15 ou 16 chaises empilées les unes sur les autres n’effraient pas celui dont les parents n’ont jamais du dire: « Ne te balance pas sur ton siège, tu vas tomber ! S’il y a 4 pieds, c’est qu’il y a une raison. »
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Des trapézistes, des funambules, etc. défient les lois de la gravité dans des numéros tous plus angoissants, tous plus merveilleux. A les regarder, tout à l’air si simple. Pourtant, l’humanité des artistes du Cirque du Soleil transparaît lorsque des « ratés » surviennent. Parfois, l’exercice ne passe pas, et la chute est proche. De quoi affoler les spectateurs et les filets de sécurité et harnais, qui sont toujours présents. Mais les artistes ne se laissent jamais démonter: aucun échec n’est laissé en pâture à la foule et le numéro reprend. « The show must go on ! »
Ce que j’ai le plus apprécié, c’est « la roue de la mort ». Deux jeunes hommes dans une spectaculaire mise en scène: des comédiens autant que des athlètes de haut niveaux. Un tour qui n’a eu de cesse de ravir le public; tantôt conquis, tantôt apeuré par leurs prouesses.

Le spectacle est ponctué par des morceaux de musique joués en live. Avec une mention spéciale pour le batteur fous, qui nous a livré un remarquable solo de batterie qui a fait clignoter mon « circuit du plaisir et de la récompense », par une intense décharge de dopamine, de sérotonine, d’endorphine et d’adrénaline que Farinelli avec son contre-ut n’aurait pu déclencher ( pour la référence, et la compréhension du pouvoir de la musique et de son interaction avec notre cerveau, n’hésitez pas à regarder cette vidéo du site thinkovery)
Néanmoins, je peux avouer avoir été moins conquis par Kooza que je ne l’ai été par Corteo. Un spectacle du Cirque du Soleil que j’ai pu voir il y a deux ans. Corteo était vraiment une fable. Celle d’un clown triste, émouvant et drôle à la fois. Entre le jeu des comédiens et les performances des acrobates, la narration était bien ficelée. Il manque à Kooza cette fluidité et les numéros sont moins bien intégrés à l’histoire. Petit bémol, donc, sur la mise en scène. Toutefois, pendant deux heures, j’ai retrouvé mon âme d’enfant: subjugué et émerveillé par toute cette troupe, si généreuse. A voir.
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